25.12.2008
Note de sympathie à tous ceux qui n'aiment pas les fêtes
D'abord n'oublions pas que le mot sympathie veut dire " souffrir avec". Au lieu d'offrir ses condoléances à quelqu'un, lors d'un décès, je lui offre - quand c'est sincère - ma sympathie. Quand j'y suis par obligation sociale, je lui dis tout simplement "condoleances", mot qui n'a d'utilisation que lors de funérailles - du moins à ma connaissance.
Généralement le mal-aise me prend avec l'arrivée des pubs à la télé m'incitant à faire des achats, qui, nul n'en doute me rendront heureux ainsi que les miens. Et puis la date fatidique arrive. Il faut faire ces cochonneries de cadeaux généralement inutiles, mais qui servent - avant tout - à la famille de vous jeuger : quel prix avez-vous mis ?
Trop : c'est qu'il veut cacher quelque-chose. Ah mon avis ça ne va pas bien...
Pas assez : ça a toujours été un radin. Un jour il aura des problèmes avec sa femme
Et puis il faut être de bonne humeur, dire que tout va bien, alors que plus de la moitié de la France (dont moi) est dans la mouise. Les autres oui, ont des difficultés, mais nous non ! N'est-ce pas mon fils? ( Doux chantage au "tout va bien").
Il y aura meme le frère de gauche - bien protégé par son statut de fonctionnaire qui émettra des idées progressistes, guettant du coin de l'oeil toutes les reactions de ma part qui pourrait indiquer un rejet des "valeurs de justesse, de progrès et de droit de l'homme".
Je pense que le total de mes agios à payer ne le convaincrait pas. En plus personne ici ne sait que je pointe à l'anpe, et que vu mon âge, je n'ai pas grand chance, à part devenir un stagiaire professionnel. Personne ne sait non plus que j'ai fait une demande pour les HLM - la honte chez nous! Mais là, il n'y a pas grand chance que j'y accède un jour, je ne suis ni immigré, ni infirme, j'ai des papiers et je ne fais pas de dettes... pour l'instant. Si au moins je battais ma femme, elle pourrait passer prioritaire... et me faire rentrer ensuite après une bonne conciliation assistée de ce que l'on appelle les travailleurs sociaux dont il faut bien justifier les salaires émoluments.
L'autre frangin - celui qui est dans les affaires - va encore pérorer sur ces nombreux voyages, des conditions catstrophiques des populations qu'il faut absoluement aider ( et moi ducon ?) Il va insister sur sa connaissance du marché, le besoin absolu de préserver le libre échange des hommes (moi j'appelle ça l'esclavage moderne, quoique, avant, on les achetait, maintenant, on les échange) et des biens ( vendre à tout prix, mais vendre! Les emplois détruits? Mais c'est une chance pour la France de sortir de ses vieux shémas ouvriers et misérabilistes. Il faut se mo-der-ni-ser)
Les seuls libre échangistes que je supporte sont ceux des clubs du meme nom.
Faudra pas que je m'énerve.
Faudra pas dire que j'ai peur
Faudra faire semblant d'être joyeux
Je chanterai peut-être, par devers moi, "les flamandes" de Jacques Brel...
On aura bien menti aux parents
Ils seront contents
C'est ça qui est important.
22:21 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nöel, j'aime pas, semblant, angoisse, chômage, pauvreté, dignité



Commentaires
Pour ma part je suis fille d'immigrée, unfirme, travailleur sociale (pire mon frère je suis dans l'humanitaire) et j'ai pas de thunes!
Mon frère, essuie cette morve qui coule de ton nez et arrête de geindre.
Ecrit par : Juliette | 25.12.2008
Bof ! Si on veut faire dans le concours " plus galère que moi tu meurres" je peux m'aligner.
Petit fils d'immigre - seulement
emigré moi meme
père d'immigré / emigré
Pas une thune non plus et j'ai fait dans le social - et là, j'ai compris pas mal de choses...
De plus je ne geins pas, je m'énerve !
Ecrit par : Thierry Le Turon | 25.12.2008
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